Dialogue inter-congolais (Sun City) : pour la période de transition, cet accord a établi un cadre institutionnel…

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 Image: Kinzonzi.cd, Dialogue inter-congolais (Sun City)
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Dialogue inter-congolais (Sun City) : pour la période de transition, cet accord a établi un cadre institutionnel traditionnel avec un président (Joseph Kabila), un Premier ministre (JP Bemba)

Le Dialogue inter-congolais a été lancé le 25 février 2002 à Sun City, dans la province du North West, en Afrique du Sud, avec 361 participants de la République démocratique du Congo et du monde entier. Avec la présence de nouveaux acteur politique (rebelles) jusque-là inconnus, ce Dialogue a fondamentalement modifié le paysage politique de la République démocratique du Congo.

Le Dialogue inter-congolais a réuni 361 délégués du gouvernement, de l’opposition, des forces vives, du Rassemblement congolais pour la démocratie – Mouvement de libération – Kisangani (RCD-ML-K), du Mouvement de libération du Congo (MLC) et des combattants maï-maï pour discuter des solutions qui devraient être adoptées pour l’avenir de la RD Congo.

Le résultat du dialogue inter-congolais a été l’accord de Sun City qui était un accord selon lequel le gouvernement de transition établirait une Commission Vérité et Réconciliation dans le cadre de son mandat visant à promouvoir la guérison et l’unité nationales.

Ils ont établi 5 commissions pour atteindre cet objectif : 1 Commission « politique et juridique », 2 Commission « économique et financier », 3 Commission « humanitaire, sociale et culturelle », 4 Commission de « défense et sécurité » et en fin la Commission « paix et réconciliation nationale ».

Les négociations étaient conduites par le facilitateur l’ancien président du Botswana, Ketumile Masire. L’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, dont le pays supportait avec l’Union Européenne les frais du Dialogue, participa également par ses interventions et propositions.

Malgré le fait que les négociations devaient se terminer le 18 avril, et que le bilan n’indiquait pas d’accord général sur toutes les questions discutées, le camp de kabila et le MLC de Jean-Pierre Bemba ont signé un accord le 17 avril au soir.

Pour la période de transition, cet accord a établi un cadre institutionnel traditionnel avec un président (Joseph Kabila), un Premier ministre (JP Bemba) et un parlement bicaméral avec un représentant du RCD comme président de l’Assemblée et un représentant de l’opposition au Sénat.

L’accord a été complètement opposé par le RCD-Goma et les principaux partis politiques d’opposition (UDPS, PALU, FONUS, MNC-L). L’ASD (Alliance pour la sauvegarde du dialogue inter-congolais), présidée par Etienne Tshisekedi, a été créée pour demander la reprise des discussions.

Le Rwanda, partisan du RCD-Goma, a également critiqué l’accord comme violant l’accord de Lusaka. La communauté internationale a demandé que les pourparlers se poursuivent afin que toutes les organisations congolaises s’engagent en faveur d’un règlement global.

Lors de voyages au DR Congo, en Angola, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda, au Burundi et au Zimbabwe, une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU conduite par l’ambassadeur Français David Levitte s’est entretenue avec diverses parties intéressées du 29 avril au 7 mai. Ils ont accepté de reprendre là où ils s’étaient arrêtés dans le Dialogue.

De nouvelles négociations entre les membres du Dialogue ont commencé sous le patronage du président sud-africain de l’époque, Thabo Mbeki, et ont abouti à la formule « 1+4 » : un président (Joseph Kabila), assisté de quatre vice-présidents (JP Bemba, Azarias Ruberwa, Abdoulaye Yerodia et Z’Ahidi Ngoma).

Ce dialogue était-il nécessaire et important ?

Oui, certaines personnes conviendront qu’il était important d’apporter la paix dans le pays, de réinstaller la démocratie et de faire avancer le pays. Mais la question que nous devons nous poser est la suivante : qu’avons-nous bénéficié en tant que peuple du Congo ? Ce dialogue a-t-il apporté le développement politique, économique et social dans le pays ? Qui en a le plus bénéficié ?

Aujourd’hui, nous avons encore des groupes rebelles qui partagent des personnages, des missions et une vision et même la même chose avec le groupe rebelle qui a participé à Sun City.

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One thought on “Dialogue inter-congolais (Sun City) : pour la période de transition, cet accord a établi un cadre institutionnel…

  1. Joseph Kabila, avant les funérailles de son père assassiné, le président Laurent Désiré Kabila, le 16 janvier 2001 / Olivier Hoslet – MAXPPP

    À l’âge de 30 ans, Joseph Kabila accède, le 26 janvier 2001, à la présidence de la RD-Congo, dix jours après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila. Il prend la tête d’un pays déchiré depuis août 1998 par une guerre régionale, impliquant de multiples groupes armés et plusieurs pays africains.

    En RD Congo, le règne sans partage des Kabila
    DICTATEURS DE PÈRE EN FILS. Après les 32 ans de dictature de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila et son fils Joseph ont été au pouvoir durant 23 ans.
    Le chemin aura été long et tortueux avant que Laurent-Désiré Kabila n’accède au pouvoir en République démocratique du Congo, mais son histoire et celle de son fils symbolisent comment, dans l’Afrique troublée qui a suivi les Indépendances, de véritables dynasties dictatoriales ont pu se mettre en place, profitant des opportunités que la faiblesse des institutions et de l’État, la corruption et surtout la loi du plus fort ont pu offrir face à des populations en quête de liberté et de démocratie, mais souvent abusées par une démagogie politique livrée sans retenue. Concernant la RD Congo, Laurent-Désiré Kabila a inauguré la troisième grande séquence de la vie politique du pays, après celle de l’indépendance, de la guerre de sécession du Katanga et de l’assassinat de Patrice Lumumba, et ce..

    N.B. • On est ici parce que KANAMBE a comis des crimes et surtout a fait une grande et grosse bêtise que les Congolais continuent à payer, faire de TSHILOMBO LA BOUSE le président de la RDC.

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