Matata Ponyo a déclaré que « Je suis prisonnier politique dans mon propre pays », sur l’interview lui a été accordé sur Radio Okapi

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Image: Matata Ponyo

Matata Ponyo a déclaré que « Je suis prisonnier politique dans mon propre pays », sur l’interview lui a été accordé sur Radio Okapi

Avant cette interview, c’était le samedi 19 février 2022 à 20h17 quand Monsieur Matata dénoncé sur son compte twitter comment il a été empêché de quitter Kinshasa par l’aéroport international de N’djili, alors qu’il voulait se rendre à Lubumbashi pour enterrer sa jeune sœur.

« Incroyable mais vrai. La DGM (Migration) vient de m’empêcher de prendre le vol Congo Airways pour participer aux funérailles de ma jeune sœur décédée à Lubumbashi. Alors que la Cour constitutionnelle a clos le dossier définitivement en novembre. Qui pouvait l’imaginer ! Vive l’Etat de droit »

Et aujourd’hui dimanche 20 février 2022 l’ancien Premier ministre, Matata Ponyo intervenant sur Radio Okapi et condamne cette décision qui, selon lui, bafoue les règles de l’Etat de droit : « Je suis arrivé à l’aéroport avec mon épouse parce que je devais aller enterrer ma jeune sœur, celle qui vient juste après moi. Il m’a été dit par le chef de section aéroport de la direction générale des migrations que Monsieur Matata vous n’êtes pas autorisé à voyager. Je lui ai posé la question. Qui m’interdit de voyager ? Ils dits, c’est une décision qui vient d’en haut. Je suis étonné, parce qu’il n’y a aucune raison qui peux m’empêcher de voyager aujourd’hui parce que la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt. Qui indiquent l’incompétence de la Cour constitutionnelle à pouvoir juger un ancien Premier ministre c’est que je suis, les décisions de la Cour constitutionnelle sont exécutoires immédiatement et s’impose à tout le monde de la présidence la République aux citoyens les plus petit. Mes humilités, je les hais, je ne les hais pas du fait de Monsieur Matata je les ai, du fait de la Constitution de la République, je suis prisonnière politique dans mon propre pays et Pendant ce temps, on chante l’état des droits, l’état des droits, on le voit dans les concrets, dans la protection des libertés, des individus, dans la mise en œuvre des droits des individus. »

Pour rappel, ce n’est pas la première fois qu’on l’empêche de quitter Kinshasa. Le sénateur Augustin Matata Ponyo a fait une mise au point sur la situation difficile à laquelle il était confronté au niveau judiciaire dans un communiqué de presse publié le 12 août 2021.

« En dépit de l’intervention du Haut responsable de service public, auprès du Chef de l’État, et de la recommandation de mon médecin souhaitant d’aller me faire examiner à l’extérieur du pays, je reste interdit de quitter le pays par le procureur général près la cour constitutionnelle », explique-t-il, rappelant, comme il l’a rappelé aujourd’hui sur Radio Okapi qu’étant dans un Etat de droit, les décisions prises par chaque institution devraient être respectées à tous les niveaux.

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