Mboso aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU : «Si vous ne nous soutenez pas, nous serons obligés d’aller voir ailleurs, comme cela se passe en Ukraine»

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Christophe Mboso aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU : «Si vous ne nous soutenez pas, nous serons obligés d’aller voir ailleurs, comme cela se passe en Ukraine»

C’était au cours de l’audience qu’il a accordé à cette délégation, qui est en séjour à Kinshasa. Pour lui, si les Nations-Unies n’apportent son assistance à la RDC, son pays pourra voir un autre partenaire ailleurs.

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«Si vous ne nous soutenez pas, nous serons obligés d’aller voir ailleurs, comme cela se passe en Ukraine », a-t-il dit.

À la délégation du Conseil de sécurité, le président Mboso demande le vote des sanctions contre Kigali
Les bureaux de deux Chambres du Parlement congolais, conduits respectivement par Christophe Mboso pour l’Assemblée nationale et Eddy Mundela, 1er vice-président du Sénat, ont eu, ce vendredi 10 mars 2023 dans la salle des Banquets du Palais du peuple, des échanges fructueux et houleux en même temps avec l’importance délégation du Conseil de sécurité en visite en RDC.

L’honorable Mboso n’a pas fait dans la dentelle
Il use d’un langage direct avec la délégation du Conseil de sécurité en lui rappelant que la RDC est agressée par le Rwanda et les Nations unies disposent de toutes les preuves irréfutables et documentées de cette agression rwandaise ; laquelle entraîne un drame humanitaire sans précédent, des cas de viol des femmes et jeunes filles, les populations en errance. Et cela avec la complicité des hommes d’affaires occidentaux.

En sus de ce tableau, Christophe Mboso a simplement demandé au Conseil de sécurité de voter des sanctions à l’endroit du régime de Paul Kagame afin qu’il applique de force la feuille de route de processus conjoints de Luanda et Nairobi.

Excédé par la situation de guerre imposée injustement à la RDC, le speaker de la Chambre basse du Parlement a brisé tout protocole diplomatique en déclarant ce qui suit : « Si vous ne soutenez pas, nous serons obligés d’aller voir ailleurs, comme cela se passe en Ukraine ».

L’honorable président a néanmoins remercié le Conseil de sécurité et le gouvernement américain pour leur soutien à la RDC depuis 1960 ; lequel soutien est matérialisé par la présence des troupes de la Monusco.

De manière particulière, Christophe Mboso a rendu hommage à l’administration Biden qui a condamné le Belge exploitant l’or de sang et pour avoir indexé le Rwanda comme pays agresseur de la RDC.
De son côté, Michel Biang, chef de la délégation du Conseil de sécurité, s’est exprimé en ces termes : « Nous avons eu le privilège d’échanger, de façon franche et productive, avec le président de l’Assemblée nationale et les bureaux de deux Chambres du Parlement. Le message a été extrêmement clair face à la situation sécuritaire, humanitaire, celle qui prévaut en RDC, surtout à l’Est de la RDC. Nous, notre message est clair. Le Congo n’est pas seul ».
Mais quelle l’essence de cette visite du Conseil de sécurité en ce moment où le cessez-le-feu décidé dans le cadre des processus des paix de Luanda et Nairobi est non appliqué, la coalition M23/RDF continue d’attaquer les forces loyalistes ?

A cette préoccupation, Michel Biang répond comme suit :
« Le Conseil de sécurité est venue en RDC pour s’enquérir, discuter, échanger avec les autorités congolaises, les forces vives, la classe politique, de façon à apporter une réponse et des solutions claires aux différents défis qui se posent à la RDC. Notre échange nous a permis d’avoir la perception nationale.

Fort de cette perception, nous allons poursuivre nos échanges et voir de façon plus claire, comment apporter des réponses à cette situation ».

Encore des appels et échanges de la part du Conseil de sécurité alors que sur le terrain, la coalition M23/Rwanda ne décolère pas. Mais pour le Gabonais Biang, c’est même l’essence de la présente visite du Conseil de sécurité.

« Les sanctions sont un levier du Conseil de sécurité, mais d’autres leviers existent également, notamment la négociation. Mais pour venir à l’action, nous devons pouvoir écouter, nous devons comprendre, nous devons toucher du doigt, et surtout nous enquérir de l’ampleur de la situation. Nous sommes là parce que décider à New York est une chose, pouvoir toucher du doigt en est une autre.

Et nous sommes pour pouvoir interagir avec l’ensemble des forces vives de la RDC ».

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